Inde du 2 au 11 avril 2012,
Dernière étape de notre tour. Après avoir passé quelques jours de repos à Pokara au Népal, nous prenons notre liaison vers Varanasi au Nord de l’Inde. Durant notre voyage, beaucoup nous ont parlé de cette ville hors norme, nous devons y passer.
Le voyage est long, 7 heures de bus vers la frontière Indienne, 4 heures de bus jusqu’à Gorakhpur puis le train pendant 10 heures. Nous sommes arrivés à Vârânasî à 5 h du mat, un peu reposés grâce aux couchettes climatisées du train. Le contact avec le premier tuc tuc driver est bon et pourtant notre relation se détériorera quand il apprend que nous refusons de le suivre dans l’hôtel de son choix. Nous comprenons rapidement qu’en Inde, chaque tuc tuc et taxi driver est partenaire d’hôtels et de magasins de souvenirs. Leurs objectifs sont clairs, vous faire dormir chez leurs partenaires et dépenser votre argent dans les magasins souvenirs dans lesquels ils vous forcent à aller.
Nous trouvons un petit hôtel, un peu cher à notre goût (10 € pour une chambre pas terrible) mais la vue de la terrasse sur le Gange est superbe. Nous sortons prendre un petit dej’ et avons confirmation des dires de toutes les personnes rencontrées pendant notre voyage. « L’Inde tu l’aimes ou tu la quittes » comprenez que certains adorent et d’autres ne supportent pas ce pays un peu spécial, il faut le reconnaître.
Les vaches déambulent dans les rues, les gens se lavent dans le Gange sacré, les odeurs des ordures et crottes vont empêchent de respirer mais n’empêchent pas les sâdhus de prier à même le sol et les tuc tuc vous harcèlent… Un gros bordel organisé qui rythme la vie de cette surpopulation de 1.2 milliards d’habitants.
Vârânasî (ou Bénarès), capitale de l’hindouisme est très connue pour ses Ghats (ses berges) recouvertes de marches au-dessus desquelles les palais des riches maharadjahs ont été construits. Une animation très particulière et planifiée y est visible à certaines heures de la journée. A notre arrivée, nous observons des Indiens prenant leur bain dans le Gange qui est censé laver de tous les péchés. Mais Vârânasî est surtout connu dans le monde Hindouiste pour les crémations. Il existe un crématoire à ciel ouvert dont le feu brûle 24 h sur 24 et 7 j sur 7 depuis des siècles. Nous sommes invités à regarder la crémation d’une femme brûlant sur un buché entouré de 350 Kg de bois acheté par la famille pour l’occasion. Ici, la mort est synonyme de joie puisqu’elle libère l’âme du défunt qui peut se réincarner en un être meilleur ou moins bon en fonction de la somme de ses actes réalisés sur terre (Le Karma). Les gens ne pleurent pas mais nous ne voyons personne hilare pour autant.
Nous continuons notre visite de l’Inde par Agra, la ville ou se dresse la Taj Mahal. Levé aux aurores pour prendre les photos du fameux, aux proportions parfaites. Nous continuons notre visite par le fort rouge construits par Akbar, empereur Moghol musulman du 16 ème siècle et sommes impressionnés par la finesse de l’architecture de cette civilisation. Nous passerons quelques heures dans l’hôtel pour éviter les chaleurs en pleine journée. Avouons, notre voyage touche à sa toute fin et nous sommes un peu fatigués des visites des sites touristiques et de l’énergie nécessaire pour repousser les sollicitations permanentes des locaux.
Dernier train en classe éco, enfin non, on triche et allons en classe supérieure. La classe éco ressemble un peu à une cage où les gens se battent pour sortir leur museau pour respirer un peu d’air chaud provenant de l’avancée du train. Comprenez que ce mode de transport n’est pas humain, en tout cas pas pour nous aujourd’hui. On se fait pincer par le contrôleur et paierons une amende négociée coûtant 2 fois le prix du billet de la classe squattée.
Dernier hôtel dans le centre de Dehli, dernière journée visite avec un tuc tuc qui nous montre quelques endroits peu touristiques de la capitale et surtout quelques magasins qu’il connait : « pas besoin d’acheter juste regarder ». Au bout du quatrième « attrape touriste » on s’énerve, lui ne semble pas comprendre notre désintérêt pour ce genre de magasins et nous reproche de ne pas vouloir l’aider (à toucher ses commissions ou points lui permettant d’obtenir un cadeau en fin d’année).
Nous achetons quelques cadeaux pour la famille et les potes avec les roupies restantes. Nous n’avons d’ailleurs rien acheté en un an (sauf quelques vêtements et bijoux pour Anne) et cet instant shopping n’est pas facile. Nous ne sommes pas du genre à rapporter des babioles locales et n’aimons pas trop les objets très touristiques proposés par les marchands.
Ouff… C’est fait, demain nous partons direction la France, l’Alsace, notre famille nous attend, nous allons faire la fête avec les potes, retrouver notre poisson rouge (finalement mort 1 jour après notre arrivée, sniff sniff…) allez, une petite bière pour fêter ça… ah…plus de tune, on s’est fait tirer les 10 $ que nous avions. Tant pis ce sera un Picon en rentrant.
Derniers taxis, derniers avions, derniers contrôles de douane, cette fois ça y est, je vois la banderole « Arrivée BaptAnne » brandis par les parents à la sortie de l’aéroport.
Nous revenons sains et saufs au bercail, et venons de boucler notre tour du Monde. PARI GAGNE…..

































































































































































